Far breton, recette traditionnelle et gâteau traditionnel de la côte bretonne, je vous emmène dans une aventure gourmande où la pâte à far devient un cocon moelleux autour des pruneaux. Je vous raconte comment j’ai appris à obtenir une texture fondante, une chair de pruneau à peine tremblotante et des bords dorés qui rappellent les longues après-midi d’hiver en Finistère. Vous allez découvrir comment la cuisine française peut mêler simplicité et précision, sans bouleversements dignes d’un laboratoire. Dans ce récit, chaque étape s’explique clairement, avec des astuces qui facilitent la vie au quotidien et des petits détails qui font la différence, comme si on échangeait nos meilleures astuces autour d’un café.
En bref :
- Un far maison réussi repose sur une pâte fluide, un lait entier chauffé et une cuisson maîtrisée en deux temps.
- Les pruneaux doivent être bien réhydratés pour éviter les surprises en cuisson et obtenir ce cœur fondant si apprécié.
- Le beurre demi-sel et la vanille donnent le goût typiquement breton et l’onctuosité recherchée.
- On peut varier avec des pommes, du sarrasin ou des options sans lactose pour répondre à toutes les tables.
- La conservation et le réchauffage se font sans douleur et sans sacrifier la texture.
| Aspect | Détail | Impact pratique |
|---|---|---|
| Texture | Pâte fluide, alvéolage fin | Centre tremblotant, bords dorés |
| Ingrédients clés | Lait entier, farine type 45, œufs, pruneaux, beurre demi-sel | Goût et tenue typiques du dessert breton |
| Cuisson | Deux étapes: 200°C puis 180°C, chaleur statique | Évite le dessèchement et assure l’équilibre texture |
| Variantes | Pruneaux vs pommes, sarrasin | Adaptabilité selon l’humeur et les saisons |
| Conservation | Réfrigération 3 jours, congélation possible | Flexibilité pour le meal prep et les repas en famille |
Far breton: questions et inquiétudes courantes pour réussir la recette traditionnelle
Par où commencer quand on veut atteindre le fameux équilibre entre laité, fondant et structure qui font du far breton une référence chez nous ? Je pose ces questions comme on le ferait autour d’un comptoir de bistro : “Est-ce que le lait entier est indispensable ? Faut-il vraiment tout laver, tamiser et reposer ? Et ces pruneaux, doivent-ils être bien hydratés ou peuvent-ils surprendre par leur dureté sous la dent?” Dans mon expérience, ce que chaque famille partage autour du far ne se résume pas à une liste d’ingrédients, mais à une méthode qui porte sa propre mémoire. Je vous invite à traverser ces questions comme on traverse une vieille carte postale des côtes finistériennes, avec curiosité et une pointe d’ironie bienveillante.
Tout d’abord, oui, le lait entier fait toute la différence. Je l’ai constaté chez moi: il apporte cette richesse qui permet à la pâte de se tenir sans écraser les saveurs des pruneaux. Si vous remplacez par du demi-écrémé, admettez que la texture sera moins généreuse et que le goût de lait sera moins enveloppant. Puis, la technique du mélange est cruciale: on tamise la farine avec le sucre et une pincée de sel, on incorpore les œufs un à un, puis on ajoute le lait progressivement pour obtenir une pâte façon crêpe épaisse mais fluide. Cette fluidité est le secret: elle permet à la pâte de s’étaler dans le moule sans se décomposer et d’adhérer légèrement aux pruneaux sans les noyer. Quand j’évoque les pruneaux, certains pensent “trop mouillés, trop liquides”. En vérité, ils doivent être réhydratés juste ce qu’il faut — trente à soixante minutes dans un mélange d’eau chaude et de thé noir, avec un soupçon de rhum ambré pour les adultes qui aiment. Puis on les égoutte puis on les répartit sur l’appareil après une courte phase de prise, ce qui évite qu’ils coulent et forment des poches sèches.
Ensuite, la cuisson: deux temps à 200°C puis 180°C en chaleur statique. Le but est de faire “prendre” la pâte en surface avant d’ensemencer les pruneaux, puis d’obtenir un cœur qui tremble légèrement sans devenir gélatineux. Cette étape demande de l’attention: surveiller les bords pour qu’ils dorent sans brûler, et respecter l’épaisseur de 3 à 4 cm pour que la chaleur se diffuse uniformément. Si vous utilisez un four avec ventilation, sachez que la chaleur tournante peut dessécher les bords; dans ce cas, baissez de 10 à 20°C et contrôlez plus tôt. Un petit conseil: sortir le plat du four pour ajouter les pruneaux et remettre immédiatement dans le four, afin d’éviter que les fruits s’enfoncent trop et que la surface devienne irrégulière. Je me suis souvent dit: « Ce petit geste de pro change tout ». Pour la dégustation, idéalement, on attend que le far tiédisse: il se coupe plus proprement et les saveurs se posent.
En termes d’équilibre, le choix du moule influence grandement le résultat: plat à gratin en céramique 30×20 cm ou moule rond 26–28 cm de diamètre donnent des contours réguliers et une cuisson plus homogène que le métal, qui peut réagir différemment à la chaleur. Pour ceux qui veulent gagner du temps, la pâte peut se préparer la veille et être cuite le matin; c’est une astuce très pratique pour les dimanche en famille. En outre, certains aiment ajouter une touche de crème fraîche au service, non pas à l’intérieur de l’appareil, mais en accompagnement, pour un contraste mousseux et frais qui rappelle les plats bretons rustiques.
Et pour finir sur le ton du café du coin, voici ma petite anecdote: l’été dernier à Penmarc’h, un boulanger m’a confié qu’un petit préchauffage du plat avant l’ajout des pruneaux donne une surface plus régulière et empêche les amas au fond du moule. Depuis, j’applique ce conseil et je vois la différence. Si vous n’avez pas de pruneaux sous la main, on peut tester une version nature en ajustant le sucre et en prolongeant légèrement la cuisson. Le far reste alors un dessert qui peut s’adapter à toutes les tables et à toutes les saisons, tout en restant fidèle à son esprit: simple, généreux et résolument terroir.
Pour aller plus loin, vous pouvez consulter les variantes locales et les conseils thématiques décrits dans cette section et dans la suivante, notamment sur les substitutions et les méthodes de cuisson adaptées à vos contraintes domestiques. Si vous cherchez des liens internes, explorez les sections dédiées aux variantes et à la conservation pour des idées qui décuplent les possibilités autour de votre pâte à far.
Conseils concrets pour démarrer sans stress
- Préparez tout: ingrédients et matériel ensemble, pour éviter les retours en arrière.
- Tamisez la farine pour éviter les grumeaux et obtenir une pâte lisse.
- Hydratez les pruneaux comme indiqué et égouttez-les bien.
- Contrôlez l’épaisseur de l’appareil pour une cuisson homogène.
- Cuisson statique privilégiez-la pour une croûte homogène et une texture fondante.
Ingrédients et matériel essentiels pour le far maison
Pour réussir le grand classique, il faut surtout des ingrédients simples et des outils qui ne font pas peur à votre budget. Mon approche est pragmatique: mieux vaut investir dans une bonne matière et une technique claire que d’amasser des bocaux introuvables et des gadgets inutiles. Dans cette section, je détaille les proportions et les choix qui mènent à une pâte à far agréable à manipuler et à déguster. Le lait entier est inévitable selon moi; il confère la richesse et la tenue. Le beurre demi-sel, lui, est le sceau identitaire du dessert breton: il apporte ce petit goût salin qui réveille le sucre et le parfum vanillé. Les pruneaux, eux, jouent le rôle de nœuds de saveur et de texture; les rehausser ou les sous-estimer peut tout changer au moment de la dégustation. Enfin, la vanille et une pincée de sel complètent l’équilibre aromatique.
Voici les ingrédients de base, avec des quantités adaptées pour 6 personnes — la portion qui couvre bien une belle table familiale et permet des restes faciles à réchauffer. Pour 6 personnes, vous pouvez vous baser sur le même cadre et adapter les proportions si vous servez davantage: 1 litre de lait, 250 g de farine, 4 œufs, 150 g de sucre, 100 g de beurre demi-sel, 250 à 400 g de pruneaux, une pincée de sel, et un sachet ou une demi-gousse de vanille. Cette base peut être ajustée selon que vous optez pour des pruneaux plus juteux ou une pâte plus ou moins sucrée. Si vous aimez les croustilles sucrées sur le dessus, vous pouvez ajouter une petite couche de sucre en fin de cuisson pour obtenir un délicat caramel blond. D’autres variantes comme le remplacement partiel de farine par du sarrasin apportent une touche locale et un parfum rustique inoubliable, qui ravira les fins gourmets et les amateurs de terroir.
Le matériel recommandé est simple: un plat à gratin en céramique (30×20 cm) ou un moule rond de 26 à 28 cm, beurré généreusement. La cuisson se fait idéalement en chaleur statique pour une montée uniforme. Un tamis pour la farine, une grande spatule ou un fouet, et une balance de cuisine sont suffisants pour maîtriser l’équilibre des ingrédients sans perdre du temps. Si vous disposez d’un thermomètre de cuisson, il peut être utile pour vérifier la régularité de la cuisson, mais dans la pratique, les indicateurs visuels (bords dorés, centre légèrement tremblotant) restent des guides fiables.
En termes de présentation et de service, j’aime accompagner le far avec une pointe de crème fraîche légèrement montée ou froide, afin d’apporter une douceur lactée qui contraste avec l’onctuosité de l’appareil. Cela donne une touche de raffinement et rappelle les traditions bretonnes où les produits laitiers occupent une place centrale dans la table. Le mariage crème fraîche et far maison peut sembler inhabituel au premier abord, mais il offre un équilibre unique entre richesse et fraîcheur, tout en restant à la fois simple et authentique.
Pour ceux qui cherchent les bons produits régionaux en Bretagne Sud, je conseille les marchés locaux comme celui de Vannes, notamment pour les œufs fermiers et le lait entier cru. Les pruneaux doivent être charnus et bien hydratés pour éviter toute texture pâteuse. Si vous préparez le far en été ou en automne, privilégier des pruneaux de bonne qualité et des ingrédients frais peut faire toute la différence sur le goût et l’arôme.
À l’instant, vous avez sous les yeux les ingrédients et le matériel qui vous permettront d’élargir votre éventail de résultats et d’obtenir une pâte à far qui s’épanouit à la coupe et au service. Pour des détails sur les substitutions et les variantes, reportez-vous à la section suivante qui explore les options et les ajustements possibles selon vos envies et vos contraintes.
Variantes et substitutions utiles
- Far aux pommes : 2 pommes en lamelles fines, légèrement revenues au beurre demi-sel, déposées au fond du moule avec 150 g de pruneaux.
- Far mariné : pruneaux trempés dans rhum et thé pour un parfum plus rond.
- Sarrasin : remplacer 50 g de farine par 50 g de sarrasin pour une note bretonne plus prononcée.
- Sans lactose : lait végétal (amande ou soja vanille) + margarine de qualité, la texture sera plus légère mais tout à fait appréciable.
Méthode pas à pas et conseils cuisson: du mélange à la cuisson au four
La méthode pas à pas est le cœur du savoir-faire. Je préfère scinder le processus en étapes claires, avec des repères visuels et des témoins auditifs lorsque c’est possible — mais surtout des gestes simples et reproductibles. Tout commence par le « préchauffage ». Mettre le four à 200°C et placer le plat vide dedans 3 à 5 minutes permet au moule d’absorber rapidement la chaleur et d’engourdir les bords, ce qui facilite la prise de la pâte. Cette étape, qui peut sembler anodine, conditionne une croûte régulière et une cuisson plus uniforme du centre.
Ensuite, les pruneaux. Je les réhydrate pendant 30 à 60 minutes dans de l’eau chaude, ou dans un thé noir corsé, avec une pointe de rhum pour les adultes qui aiment les arômes plus prononcés. On les égoutte et on les répartit ensuite sur l’appareil après le premier temps de cuisson. Cela évite qu’ils s’enfoncent trop et permet d’obtenir un alvéolage plus harmonieux sur toute la surface. L’appareil est ensuite dressé en mélangeant les ingrédients secs (farine tamisée, sucre, sel, sucre vanillé), puis en ajoutant les œufs un par un et en versant le lait progressivement pour obtenir une pâte fluide, semblable à une pâte à crêpe épaisse. On incorpore ensuite le beurre demi-sel fondu pour donner cette onctuosité qui caractérise la texture finale.
Pour la cuisson principale, on remet le plat au four pour 15 à 20 minutes à 200°C, puis on baisse à 180°C et on laisse cuire encore 30 à 35 minutes selon l’épaisseur et le moule utilisé. La chaleur statique est la meilleure amie pour obtenir un équilibre entre la pâte et le cœur des pruneaux. Si le dessus prend trop rapidement, on peut couvrir avec une feuille de papier cuisson pour éviter que le dessus brûle tout en laissant le centre cuire doucement. Le test ultime est le « centre tremblotant »: lorsque vous insérez une lame, elle ressort encore légèrement humide, signe que le gâteau est à point et que le centre poursuivra sa cuisson en dehors du four une fois refroidi.
Après cuisson, le laisser tiédir dans le moule est une étape souvent négligée mais cruciale. Cette période de repos permet à l’appareil de se stabiliser et aux saveurs de se mêler. Je préfère ne pas couper tout de suite; j’attends que le far ait posé sa texture, puis je le tranche délicatement pour préserver les alvéolages et les saveurs. Pour ceux qui aiment, une présentation en tranche épaisse, accompagnée d’un filet de crème fraîche, peut ajouter une douceur rafraîchissante et un contraste agréable de textures.
Vous voulez approfondir? Consultez les variantes et les conseils de conservation qui suivent pour adapter la cuisson selon votre matériel et votre expérience. Et pour ceux qui veulent plus d’inspiration, j’ai inséré dans ce paragraphe des liens internes vers des sections qui détaillent les substitutions et les techniques avancées afin d’élargir votre connaissance du far maison et de la pâtisserie bretonne.
Variantes, substitutions et conseils régionaux
Le far breton n’est pas une entité figée: il vit par les mains qui le préparent et par les régions qui lui donnent des variantes. À Douarnenez et ailleurs en Bretagne, certaines familles préfèrent la version nature, tandis que d’autres s’enhardissent avec des ajouts comme des pommes caramélisées ou des épices discrètes. Les amateurs aiment discuter des nuances: le lait entier donne une morphologie plus robuste, la vanille ajoute une douceur aromatique, et le beurre demi-sel signe l’empreinte locale. J’ai moi-même constaté que le temps et le repos de la pâte influencent grandement la tenue et la texture. On peut aussi expérimenter avec un peu de crème fraîche en accompagnement pour ajouter une dimension crémeuse et légèrement acidulée au service.
Parmi les variantes, le far aux pruneaux reste la version vedette, mais les versions alternatives existent et séduisent. Le far mariné, où les pruneaux ont pris un bain de rhum et de thé, offre un parfum plus rond et plus profond qui peut plaire aux adultes. Le far aux pommes, avec des lamelles fines caramélisées, donne un contraste doux et fruité qui ravit les gourmets en quête de douceur. Le recours au sarrasin, en substitution partielle de farine de blé, donne une texture plus dense et un goût légèrement noisetté qui fait écho à la richesse du terroir. Pour les intolérants au lactose, le lait végétal et une margarine de qualité permettent de préserver l’esprit du dessert tout en restant accessible.
La dimension régionale est aussi matérielle: le choix du plat, la matière du moule et même la manière de préparer les pruneaux varient selon les familles et les villages. Dans certains foyers, on privilégie les plats en céramique qui diffusent la chaleur plus progressivement et évitent la formation de croûtes sur les bords. D’autres préfèrent les plats en fonte, qui réchauffent le centre épais de manière plus rapide et exigent un contrôle minutieux. Et puis, il y a ces petits rituels qui font tout le charme: tremper les pruneaux dans le thé vanillé ou dans un peu de rhum, préchauffer le plat, ou encore laisser la pâte reposer 10 à 15 minutes avant d’enfourner pour calmer les bulles et obtenir une texture plus homogène. Ces détails typiques donnent au far sa véritable identité et expliquent pourquoi ce dessert est si apprécié sur les marchés et dans les foyers qui veulent préserver une tradition vivante.
Pour ceux qui s’interrogent sur l’aspect pratique, voici une liste utile de substitutions et d’options locales:
- Substituer le lait par un lait végétal en conservant le même volume et en ajustant légèrement le sucre; la texture restera agréable même si le goût change.
- Utiliser des pruneaux bien charnus et bien réhydratés pour éviter l’eau qui s’évacue lors de la cuisson et assurer une douceur uniforme.
- Remplacer une partie de farine par du sarrasin pour une touche locale et un goût plus robuste.
- Ajouter des pommes caramélisées ou une pincée d’épices discrètes pour personnaliser le dessert à votre goût.
En complément, voici une suggestion de service: servi tiède, le far peut être accompagné d’un petit bol de crème fraîche ou d’un coulis de fruits pour équilibrer la richesse de l’appareil. Cela peut également accompagner une boisson légère comme un cidre doux ou un jus de pomme pour rester dans l’esprit terroir. Vous pouvez aussi écrire vos propres variantes et les tester lors de vos prochaines réunions familiales, afin de constituer votre propre version du far maison qui reflète votre histoire et vos goûts personnels.
Pour plus d’idées et d’inspirations, ne manquez pas les sections dédiées aux conseils de conservation et à la façon de réchauffer sans perdre la texture fondante. Les échanges autour de ces variantes enrichissent votre expérience culinaire et vous aident à faire évoluer votre approche du gâteau traditionnel, tout en restant fermement ancré dans la cuisine française et dans le patrimoine du dessert breton.
Conservation, réchauffage et économie domestique
La conservation et le réchauffage du far breton doivent être envisagés pour préserver sa texture et son goût. Après cuisson, il est préférable de laisser tiédir le gâteau dans le moule avant de le démouler et de le placer sur une grille; cela évite l’effet condenseur qui peut ramollir la croûte et altérer l’alvéolage. À température ambiante, le far peut se conserver jusqu’à 12 heures, protégé de la lumière et des ardeurs directes. Au réfrigérateur, vous pouvez le stocker 48 à 72 heures; il se tient mieux lorsqu’il est filmé au contact afin d’éviter le dessèchement et la formation de croûte sèche. Si vous souhaitez congeler le far en portions, emballez-les soigneusement et conservez-les jusqu’à 2 à 3 mois; pour le réchauffer, privilégiez le four à 150–160°C pendant 10 à 12 minutes ou un réchauffage doux par portions au micro-ondes, environ 20 à 30 secondes par portion à 600 W, en acceptant un léger ramollissement.
Le coût de la recette peut rester très abordable, même en consommant des ingrédients de qualité. Pour une recette destinée à 6 à 8 parts, le coût peut tourner autour de 5–6 € selon le choix des pruneaux et la provenance des produits; ce qui en fait un dessert accessible qui peut être préparé en grande quantité pour les repas de famille ou les escapades du week-end. Sur les saisons, le prix des pruneaux peut varier, mais vous pouvez adapter le reste des ingrédients en conséquence sans remettre en cause la réussite du far. L’idée est de garder un équilibre entre goût et coût, le tout dans une démarche respectueuse des produits locaux et des pratiques durables.
Pour les adeptes du batch cooking, voici une approche rapide: préparez la pâte la veille et cuisez-la le matin même; cela vous permet d’obtenir un dessert prêt à accompagner le repas dominical ou une collation après-midi. Le temps de repos de 10 à 15 minutes pour calmer les bulles peut être optimisé dans des bols plus spacieux ou des plats plus profonds selon votre matériel. Enfin, n’oubliez pas que le far est toujours meilleur lorsqu’il est servi avec une touche d’accompagnement qui rehausse son caractère, comme une crème fraîche légère ou une confiture de fruits légère et peu sucrée.
Pour ceux qui veulent pousser plus loin, voici une astuce: le choix du moule peut influencer la texture finale. J’ai constaté que la céramique offre une chaleur plus douce et régulière, ce qui est favorable à la cuisson lente du cœur, tandis que le métal peut réagir différemment à la chaleur et demander des ajustements. En 2026, cette différence est encore pertinente pour les cuisiniers qui veulent obtenir un far parfaitement homogène et translucide dans son centre. Dans tous les cas, le secret demeure: une pâte fluide, une réhydratation des pruneaux soignée et une cuisson maîtrisée qui fait tout le charme du dessert breton.
Pour finir, je vous invite à expérimenter et à partager vos propres astuces. Après tout, la cuisine française est faite d’échanges et de traditions remises au goût du jour. Votre far maison peut devenir votre signature de famille et votre pâtisserie réconfortante pour les moments simples du quotidien. En parlant de cela, n’hésitez pas à explorer les autres sections pour découvrir des variantes et des conseils supplémentaires qui vous aideront à encore sublimer votre pâte à far et à surprendre vos convives avec une version parfaitement maîtrisée et personnelle.
Histoire, terroir et anecdotes autour du far
Le far breton est bien plus qu’un dessert: c’est une histoire qui prend naissance dans les fermes du Finistère et les marchés de Bretagne, comme un fil qui relie les générations. Plus qu’une recette, il incarne une tradition — celle d’un gâteau qui rassemble les familles autour d’un plat qui se prépare en grande partie avec des ingrédients du placard. Le nom lui-même résonne comme une invitation à voyager à travers les côtes et les vallées de la région, où les odeurs de beurre demi-sel et de vanille flottent dans l’air. De Douarnenez à Vannes, chaque foyer a sa touche et ses rituels: des gestes précis, des temps de repos et des petites routines qui donnent au far sa personnalité unique. Les histoires qui entourent ce dessert sont riches: des témoins racontent la rigueur d’un mélange parfait, d’autres se rappellent des dimanches où toute la famille aidait à l’étape de la cuisson, et certains évoquent des voyages où le far était emporté sous le bras comme un réconfort sucré lors des longues promenades sur la côte.
Dans mon propre parcours, j’ai appris à lire les traces d’un bon far dans le regard des personnes qui le goûtent: une esquisse de soupçon puis une sourire, et enfin une expression de satisfaction quand le goût lacté et la douceur des pruneaux s’accordent. Les marchés de Bretagne sont des lieux d’échanges où chacun apporte sa version et où l’on peut trouver des astuces de cuisine venue d’ancêtres. Par exemple, au marché de Vannes, l’achat d’œufs fermiers et de lait entier cru peut réellement faire la différence. Les pruneaux bien choisis et bien réhydratés deviennent alors le secret d’un cœur fondant qui ne se laisse pas dissoudre par le temps. Si vous recherchez des sources d’inspiration et des récits autour du far, vous trouverez toujours des anecdotes qui font de ce dessert une part d’identité culinaire et culturelle.
Pour ceux qui veulent enrichir leur expérience, je vous propose d’intégrer des lectures locales et des récits de terroir, en vous rappelant que le far est un héritage vivant qui se réinvente dans chaque foyer, avec des variantes et des gestes qui perdurent. En parlant de l’âme culinaire de la région, et comme dans tout grand reportage gastronomique, le cœur du récit demeure la rencontre entre simplicité et expertise: une pâte à far qui sait se tenir, des pruneaux qui apportent un parfum et une texture, et une cuisson au four qui révèle le caractère du dessert breton et de la cuisine française dans sa plus belle expression.
Pour conclure ce parcours narratif sur le far, je vous invite à tester par vous-même les gestes qui font le charme de cette pâtisserie. Si vous aimez l’idée d’un dessert qui voyage bien, qui se partage facilement et qui peut être décliné selon les saisons, le far breton demeure un candidat de choix. Et si vous me demandez pourquoi cela fonctionne, je réponds simplement: parce que ce dessert est une rencontre entre simplicité et mémoire, entre le goût du beurre et du lait, et entre le terroir et l’instant présent. C’est aussi pourquoi il mérite d’être raconté et re-inventé, sans jamais perdre son cœur de gâteau traditionnel.
Puis-je faire un far breton sans pruneaux, et quelle différence cela fait-il ?
Oui, il existe une version nature. Gardez la même base de pâte et le même temps de cuisson; augmentez légèrement le sucre selon votre goût. Le résultat est différent par la texture et par le goût, mais il reste délicieux et fidèle à l’esprit dessert breton.
Quelle est la principale différence entre far et clafoutis ?
Le far est plus épais et plus riche en lait entier, avec du beurre demi-sel et une texture plus dense grâce à la farine. Le clafoutis est généralement plus léger et utilise souvent des fruits tels que les cerises, avec une base moins lourde.
Comment savoir si le far est bien cuit sans être sec ?
Les signes: bords dorés, centre légèrement tremblotant, lame presque propre en l’insert. Si nécessaire, prolongez 5 à 10 minutes à 180°C et vérifiez de nouveau. Le centre doit être tendre, pas sec.
Quel moule privilégier pour 1 litre de lait et 3–4 cm d’épaisseur ?
Un plat céramique ovale d’environ 35 cm ou un moule 20×30 cm conviennent parfaitement. La chaleur statique est recommandée pour une cuisson homogène et une texture régulière.